
Guide
Lapentor vs Moorea 2026 : l’éditeur ou la chaîne
Deux modèles opposés à budget proche : un éditeur exportable et très réglable, ou la chaîne entière du panorama brut à la visite livrée sous la marque du client, sans quota ni expiration.
Lapentor vend un éditeur 360 : vous composez la visite point par point, vous la publiez, et pour 10 $ vous pouvez l’emporter sur votre serveur. Moorea ne vend pas un éditeur, mais la chaîne entière - le panorama brut entre, le lien public sort, la visite reste en ligne sans compteur et porte le nom de votre client.
Si votre sujet est un lieu étendu vu du ciel - un golf, un camping, un domaine, un port - c’est cette chaîne qui décide, pas la longueur du catalogue de réglages.
Cette page est écrite par Moorea et elle est signée : lisez-la en le sachant. Les chiffres Lapentor cités ici ont été relevés le 18 août 2026 sur leur page de tarifs et leur FAQ ; les repères de marché viennent de notre veille du 17 août 2026. Ces grilles bougent, revérifiez-les avant de décider.
Commençons par ce que Lapentor fait bien, parce que c’est réel et que ça borne le reste.
- Les plafonds tombent tôt. À 25 $ par mois, projets illimités et panoramas illimités par projet, là où beaucoup de plateformes vendent ce déplafonnement deux paliers plus haut.
- La personnalisation est large. Huit types de points, plus de vingt plugins, des thèmes de liste de scènes et de barre de contrôle : c’est l’argument principal du produit, et il est assumé comme tel.
- L’export existe vraiment. Pour 10 $ une fois, vous téléchargez une archive contenant le code et les images de votre visite, et vous la posez sur votre serveur.
Ce dernier point est une vraie réponse à la dépendance à une plateforme, et Moorea n’a rien d’équivalent. Voilà la concession, elle est entière. Le reste de cette page explique pourquoi, sur un lieu étendu, elle ne suffit pas à décider.
Le tableau
| Critère | Lapentor | Moorea |
|---|---|---|
| Nature du produit | éditeur 360 hébergé, exportable sur votre serveur | chaîne complète, du panorama brut au lien public |
| Traitement du panorama aérien | non annoncé sur la grille publique | inclus : tuiles multi-résolution, calotte du zénith rebouchée, logo au nadir, 6 réglages d’image |
| Gabarit métier | aucun : toute visite part d’une liste de scènes vide | golf, camping, viticole, port, chantier, programme neuf… avec la navigation du métier |
| Palier gratuit | 3 projets, 15 panoramas par projet | 3 visites actives, 5 panoramas par visite, sans expiration |
| Vues et bande passante | aucun quota publié | illimitées, jamais facturées, sur les quatre plans |
| Statistiques de fréquentation | non détaillées sur la grille publique | incluses sans palier, gratuit compris |
| Conservation des visites | données supprimées après trois mois de compte inactif | aucune expiration, aucun plan concerné |
| Recette client dans la visite | non | l’Atelier : annotations ancrées sur la vue, invités sans compte |
| Livraison sous la marque du client | par l’export, 10 $ par projet, hébergement à votre charge | domaine du client, certificat automatique, badge retiré, sans rien administrer |
| Prix public | gratuit, puis 25 $ par mois ou 250 $ par an | 0, 9, 19 ou 39 € HT par mois |
Un éditeur suppose que le panorama arrive propre
Dans la pratique aérienne, il n’arrive jamais propre. La différence se joue donc avant que vous ouvriez le moindre éditeur.
Ce que Moorea fait avant l’éditeur
Entre la carte mémoire et le lien qu’on envoie au client, Moorea prend la main sur les fichiers. Découpage en tuiles multi-résolution, génération des dérivés, rebouchage de la calotte au-dessus du drone, logo au nadir sous les pieds du visiteur.
S’y ajoutent six réglages d’image - exposition, contraste, saturation, température, teinte, netteté - dont l’aperçu est un shader temps réel et le rendu final une cuisson au retraitement, donc identique partout. Les sources acceptées vont jusqu’à 32 000 pixels de large, soit environ 512 mégapixels par point de vue.
Ce sont deux couches différentes du même travail, et l’une ne remplace pas l’autre : régler un thème de barre de contrôle ne rebouche pas une calotte zénithale. Un catalogue de plugins vous donne des leviers sur la visite finie ; il ne vous donne rien sur les fichiers qui entrent.
Là où notre chaîne s’arrête
La frontière, pour être précis : nous n’assemblons pas vos photos brutes. Le passage des vues individuelles au panorama équirectangulaire reste le travail de votre logiciel de stitching. Notre chaîne commence au panorama et va jusqu’au lien public - le détail étape par étape est sur la page comment ça marche.
Le gabarit métier, que le catalogue de plugins ne compose pas
Un lieu de soixante hectares ne se navigue pas comme un appartement. Ce n’est pas une question de goût, c’est une question de repères : sans plan, le visiteur ne sait jamais où il est.
La carte pose les scènes toute seule
Les panoramas issus d’un drone portent leurs coordonnées, leur altitude et leur cap dans les métadonnées. Moorea les lit et pose la scène sur un fond satellite, que vous déplacez ensuite au doigt.
Quand la carte ne convient pas, le plan interactif accepte votre propre image - plan de masse, plan de camping, carte dessinée - et les positions y sont relatives, donc rien n’est perdu si vous revenez au satellite.
Le gabarit range la visite comme le métier la range
Au-dessus vient le gabarit métier : golf, camping, domaine viticole, port de plaisance, suivi de chantier, programme neuf.
Chacun apporte sa façon de découper et de nommer la visite - un parcours de dix-huit trous ne se range pas comme un camping en zones d’hébergement, un port ne se range pas comme un chantier - et la navigation du lecteur suit ce découpage au lieu d’aligner des vignettes. Sur un golf ou un camping, c’est cette structure qui fait la visite.
L’intérieur passe aussi
Pour lever une confusion fréquente : l’intérieur fonctionne aussi. Le moteur affiche n’importe quel panorama équirectangulaire 2:1, d’où qu’il vienne. Un panorama de salle de restaurant pris au trépied s’importe et s’affiche dans la même visite qu’une vue aérienne. L’aérien est notre spécialité et notre différence, ce n’est pas une limite de format.
Aucun compteur, et rien qui expire
Aucun quota de vues, aucun plafond de bande passante, aucune expiration - sur les trois plans, le gratuit compris.
Ce n’est pas une faveur commerciale : l’egress de notre stockage objet est gratuit, donc facturer l’audience serait une rente artificielle. La visite d’un camping qui prend tout son trafic en trois semaines de juin ne nous coûte pas un euro de plus qu’une visite que personne ne regarde.
Sur le trafic, match nul
Sur ce terrain, Lapentor est du bon côté du marché : leur grille publique n’affiche ni quota de vues ni plafond de bande passante.
Deux acteurs du panel font payer la lecture - Klapty facture le dépassement de vues 6,99 à 9,99 € par tranche de mille, Panoraven vend des paliers de bande passante de 20 à 100 Go par mois, relevés le 17 août 2026. L’écart avec Lapentor ne se creuse pas sur le trafic, il se creuse sur la durée.
Sur la durée, l’écart est net
Une visite qu’on ne touche plus
Lapentor
90 jours
un projet devient candidat à la suppression après 90 jours sans connexion, 30 jours sans une seule vue et aucune modification ; un compte resté inactif plus de trois mois voit ses données définitivement supprimées
Moorea
aucune échéance
aucune expiration sur aucun plan, le gratuit compris : un QR code imprimé sur un panneau d’accueil fonctionne encore dans trois ans
Leur règle vise les comptes abandonnés, et un abonnement actif à 250 $ par an la rend théorique dans la plupart des cas.
Elle compte quand même dans deux situations très concrètes : un télépilote qui garde en ligne les visites de ses anciens clients, et une collectivité dont le QR code est gravé sur un totem. Le modèle de facturation qui rationne la durée est le plus répandu du marché ; nous en avons détaillé les quatre variantes dans le comparatif Matterport.
La recette du client se fait dans la visite
C’est l’étape que personne n’outille et qui coûte le plus de temps : faire valider la visite avant publication. Sans outil, elle se passe par mail - « la vue du trou 7 est trop sombre », « il manque un point vers la piscine » - et la moitié du travail consiste à retrouver de quelle scène on parle.
Annoter dans la 360, pas dans un mail
L’Atelier est un calque qu’on active sur une visite. L’équipe et des invités sans compte annotent directement dans la 360 : une annotation est ancrée sur la scène et sur l’angle de vue, donc en l’ouvrant on regarde exactement ce que le client regardait.
On discute en fil, on résout, on joint une image. Le lien d’invitation a son propre jeton, révocable indépendamment de la visibilité : une visite privée peut avoir un Atelier actif.
Le principe qui compte : une annotation n’est pas un point d’intérêt. Même ancrage, cycles de vie opposés. Le point est du contenu publié ; l’annotation est une conversation sur la visite. On ferme le calque pour livrer, et la visite publiée n’en garde rien.
Livrer sous la marque du client : deux chemins opposés
Les deux produits répondent à la même demande - que la visite porte le nom du client, pas celui de la plateforme - par deux chemins qui n’ont rien à voir.
Chez Lapentor, l’export
La réponse est l’archive : vous téléchargez le projet et vous l’hébergez. Contrôle total, coût marginal très bas, et une contrepartie assumée : c’est vous qui gérez le serveur, le certificat et les sauvegardes, et vous qui republiez à chaque modification. Sur trois visites livrées une fois, c’est excellent. Sur quarante visites vivantes qu’on retouche en pleine saison, c’est un poste de travail.
Chez Moorea, le domaine du client
La réponse est le domaine personnalisé. Le client crée un enregistrement CNAME, le certificat est émis et renouvelé automatiquement, la visite est servie sur son domaine, le badge Moorea passe à zéro et la couleur d’accent est validée à l’enregistrement avec un contraste d’au moins 3:1 contre les surfaces sombres du lecteur.
Les visites publiques s’indexent alors sur le domaine du client, pas sur le nôtre, et un lien partagé y affiche son nom, son titre et sa favicon. Vous n’administrez rien - et vous ne possédez pas les fichiers. C’est le troc, à faire les yeux ouverts.
Marque blanche complète et domaine du client
Le marché
99,90 €
par mois, au palier le plus haut chez Klapty ; ailleurs en add-on unique de 250 à 699 € chez 3DVista
Moorea
39 € HT
par mois, sur notre palier haut : domaine du client, certificat émis et renouvelé automatiquement, badge retiré, visites illimitées
Ce que coûte la chaîne
Notre grille publique va de 0 à 39 € HT par mois, et ce que vous payez est un palier de capacités, jamais un compteur : le palier haut est illimité en nombre de visites. Le détail de ce que couvre l’abonnement est sur la page hébergement.
Pour l’intégration dans une page, l’iframe pèse environ 142 kilo-octets gzip sur le chemin critique, mesurés à chaque build, et ne pose ni cookie ni session. Le moteur de rendu lui-même fait 19,5 Kio gzip, sans aucune dépendance externe. L’API et la base sont à Francfort, une donnée d’infrastructure utile si votre direction juridique pose la question.
Quand Lapentor suffit
Trois situations, précises, où nous vous dirigeons chez eux sans hésiter.
Vous devez remettre les fichiers, pas un accès. Un musée qui archive ses visites, une administration dont le cahier des charges impose l’hébergement interne, une agence qui livre une archive et referme le dossier : l’export à 10 $ répond exactement à ça, et aucun abonnement ne le remplace. Moorea ne propose pas d’export de ce type aujourd’hui.
Votre sujet est un intérieur standard et vous administrez déjà un serveur. Panoramas au trépied, pièce par pièce, sans plan à porter ni traitement aérien à faire. Moorea affiche ces visites-là parfaitement, mais une bonne partie de sa chaîne ne se manifeste pas, et si héberger un dossier statique ne vous fait pas peur, votre coût de possession sera imbattable chez eux.
Vous voulez un comportement d’interface très typé. Une visite qui a besoin d’un plugin précis, d’une mécanique inhabituelle, d’un thème de barre de contrôle particulier : leur catalogue va plus loin que nos réglages, volontairement cadrés pour que les visites vieillissent bien.
Hors de ces trois cas, la question n’est plus l’éditeur.
Ce que vous pouvez regarder maintenant
Si vous produisez des visites de lieux étendus, que vous voulez les garder en ligne sans compteur ni date de péremption, les organiser avec un gabarit fait pour votre métier et les livrer sous le nom de votre client, la page produit montre le lecteur en fonctionnement et la grille tarifaire tient en trois lignes.
La landing golf donne un exemple complet de ce que le gabarit change à une visite. Les télépilotes y trouveront l’Atelier et la mise en relation ; la page sur la visite virtuelle aérienne explique pourquoi le ciel change la façon de raconter un lieu.
Développeur et télépilote de drone. Construit Moorea au sein d’Elvn Studio.
Un lieu à montrer, vu du ciel ?
Le plan gratuit suffit pour publier une première visite et la montrer.