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Port de plaisance vu à la verticale : les pannes en lignes parallèles, les coques amarrées, l’eau calme et la digue de pierre.

Guide

CloudPano vs Moorea 2026 : qui porte le compte

Le seul concurrent qui vise le même télépilote que nous. Ce qui change quand l’abonnement reste chez le client, que l’audience n’est jamais facturée et que le produit connaît le métier du lieu.

ParJean-CharlesMis à jour le13 min de lecture

Commençons par ce qui est vrai : CloudPano a plusieurs années d’avance sur un terrain qui est aussi le nôtre, celui du prestataire qui revend des visites. Personne n’a écrit l’équivalent de son corpus de vente en français, et nous le disons sur notre page télépilotes avec plusieurs années de retard.

Trois capacités nous manquent, et autant les nommer tout de suite : le chat vidéo 360 en direct dans la visite, la publication vers Google Street View, la vue dollhouse. Ajoutez une application mobile dédiée, là où nous servons une application web installable.

Côté contenu, CloudPano aligne dix pages métier, six pages de fonctionnalités, une communauté et un corpus de vente écrit pour ses revendeurs jusque dans les titres. C’est le concurrent le plus structuré du panel sur ce terrain.

La suite de cette page défend Moorea, parce que c’est ce qu’on attend d’un comparatif signé par nous. Trois différences, et aucune n’est cosmétique :

  • l’abonnement reste chez l’établissement au lieu de reposer sur vos épaules ;
  • l’audience d’une visite n’est jamais facturée, ni datée d’une péremption ;
  • le produit connaît le métier du lieu qu’il montre - un golf, un camping, un domaine, un port.

Le tableau

CritèreCloudPanoMoorea
Qui porte l’abonnementle prestataire, qui héberge pour son client et lui refacturel’établissement, dans son propre espace - ou vous, si votre client préfère
Terrain d’origineintérieur : immobilier, concession automobile, commerceextérieur étendu vu du ciel, avec les panoramas d’intérieur dans la même visite
Langue du produit et du siteanglais uniquementfrançais et anglais, écrits d’abord en français
Plan de la visiteplan d’étage, vue dollhousecarte satellite renseignée par les données de vol, ou le plan que vous fournissez
Structure du métier dans la visitedix landings métier sur le site ; le relevé du 17/08/2026 ne trouve pas d’équivalent dans le produitgabarits golf, camping, domaine viticole, port, avec la navigation du métier
Recette client avant livraisonchat vidéo 360 en direct, pour faire visiter à distanceAtelier : annotations ancrées au point de vue, invités sans compte, calque fermé pour livrer
Palier gratuit3 visites qui expirent à 120 jours (relevé de juillet 2026)3 visites actives, 5 panoramas par visite, aucune expiration
Vues et bande passantenon facturées sur les paliers payantsjamais facturées, sur les quatre plans, et sans plafond
Marque blanche et domaine du clientpage produit dédiée ; palier indéterminable, quatre grilles publiques se contredisentpalier Pilot, 19 € HT par mois, domaine du client compris
Prix affichés19, 22,50, 27 et 33 à 49 $ selon la page consultée (relevé du 17/08/2026)une grille publique : 0, 9, 19 et 39 € HT par mois
Valeurs CloudPano relevées le 17/08/2026 sur ses pages publiques, sauf le palier gratuit (relevé de juillet 2026). Ces grilles bougent vite, et CloudPano en publie plusieurs : lisez sa page tarifaire à la date où vous décidez.

L’abonnement reste chez votre client

CloudPano ne s’en cache pas, c’est même son argument de vente : le prestataire porte le compte, héberge les visites de ses clients et leur refacture l’hébergement. Le montage a des mérites réels - une seule relation contractuelle, une marge sur l’hébergement, un client qui n’a aucun compte à créer.

Il a aussi une conséquence mécanique. Trois ans plus tard, vous portez quinze visites, quinze responsabilités et l’appel du samedi soir quand un lien ne répond plus. Le jour où vous augmentez votre tarif d’hébergement, vos clients découvrent qu’ils ne possédaient rien. Et le jour où vous arrêtez, leurs visites s’arrêtent avec vous.

Chez Moorea, le montage par défaut est l’inverse : l’établissement a son propre espace, prend l’abonnement et possède sa visite, ses contacts captés et ses statistiques. Vous facturez ce que vous faites vraiment, voler et produire, à votre tarif, et vous revenez l’an prochain sur la même visite.

Le corollaire, c’est que la visite doit pouvoir porter la marque du client, sur son adresse à lui. C’est le point où le marché du 360 place traditionnellement sa barrière de prix, et où nous ne la plaçons pas.

Marque blanche complète et domaine du client

Le marché du 360

99,90 €

par mois au palier haut de Klapty, ou 250 à 699 € d’add-on one-shot chez 3DVista

Moorea

19 € HT

par mois, palier Pilot : domaine du client, badge retiré, marque de l’établissement

Grilles publiques relevées le 17/08/2026. Prix Moorea affichés HT.

Le domaine personnalisé passe par un CNAME que le client crée, avec un certificat émis et renouvelé automatiquement ; il couvre le lecteur public et l’iframe, pas l’application d’édition.

Deux précisions d’honnêteté au passage. Le paiement en ligne n’est pas encore branché : la grille tarifaire est donc publique, mais rien n’est facturé aujourd’hui, et la bascule de facturation d’un espace à l’autre arrivera avec lui.

Ce qui existe dès maintenant, ce sont les organisations, les trois rôles, les invitations et le transfert de propriété.

Ce qui n’est jamais facturé, ni gaté, ni périmé

Sur ses paliers payants, CloudPano ne facture ni les vues ni la bande passante : il n’est pas le mauvais élève de ce marché, et il faut le dire. Ce qui change, c’est ce qui expire.

Ni date de péremption, ni facture à l’audience

Le palier gratuit

CloudPano

3 visites

qui expirent à 120 jours, ce qui en fait un essai plutôt qu’une offre

Moorea

3 visites

actives, 5 panoramas chacune, sans aucune date de péremption

CloudPano : relevé de juillet 2026 sur sa page tarifaire. Moorea : grille publique, palier gratuit.

Une visite qui expire est incompatible avec la façon dont ces visites vivent vraiment : un QR code imprimé sur un panneau d’accueil, un lien collé dans une fiche Google, une iframe posée sur le site du club.

Notre palier gratuit se limite par la taille des visites, pas par leur durée : cinq panoramas interdisent tout livrable professionnel - un golf 9 trous en demande vingt-deux - mais laissent monter un vrai sujet, et pour toujours.

Des statistiques sur les quatre plans

Chez Moorea, elles ne sont derrière aucun palier, palier gratuit compris. Le marché les place au premier ou au deuxième palier payant (Klapty à 29,90 €, Panoraven à 29 €, relevé du 17/08/2026).

Vues, scènes visitées, clics sur les points d’intérêt, sur 7, 30 ou 90 jours, sans cookie ni identifiant persistant : l’empreinte visiteur est un hachage salé quotidiennement, et le sel du jour n’est pas conservé.

Le gabarit métier plutôt que la landing métier

Presque tous les logiciels 360 ont des pages « for hotels », « for golf », « for schools » : CloudPano en a dix, et elles sont bien faites. Ce sont des pages, pas des produits, et la visite livrée reste une liste de sphères reliées entre elles.

Nos gabarits métier portent la structure du lieu dans la visite elle-même : les trous d’un golf, les zones d’un camping, les parcelles d’un domaine viticole, les pannes d’un port. Le visiteur ne parcourt pas des photos, il parcourt un parcours.

Et pour vous qui revendez, c’est ce qui rend une visite reproductible d’un client à l’autre : un gabarit se remplit plus vite qu’une visite ne se construit.

L’extérieur étendu n’est pas un intérieur en plus grand

Sur un lieu de plusieurs hectares, ce qui coince n’est pas l’affichage des sphères. C’est tout ce qu’il y a autour : la définition, l’orientation, le trou au-dessus du drone, et la façon de se repérer entre deux points de vue distants de trois cents mètres.

Une visite aérienne monte jusqu’à 512 mégapixels par point de vue, à partir de sources qui peuvent atteindre 32 000 pixels de large. Ce n’est pas de la coquetterie : à quinze mètres d’altitude, le visiteur zoome pour lire un panneau ou compter les emplacements ombragés, et une sphère de 8 000 pixels ne tient pas ce zoom.

Les métadonnées de vol sont lues à l’import - GPS, altitude, cap - et la scène se place seule sur la carte satellite, qui devient le plan de la visite. La calotte invalide au-dessus du drone est rebouchée par un dégradé, et un logo peut être reprojeté sous les pieds du visiteur, là où le drone laisse un trou.

CloudPano a une page consacrée à l’intégration du drone et une landing golf ; notre relevé du 17/08/2026 n’y trouve pas d’outillage propre à l’aérien. C’est une différence de conception, pas un défaut de qualité : leur produit a été pensé pour des pièces, et il fait très bien les pièces.

Et l’intérieur, alors ?

Autant lever tout de suite la confusion inverse : notre moteur affiche n’importe quel panorama équirectangulaire 2:1, d’où qu’il vienne. Un panorama d’intérieur pris au trépied s’importe et s’affiche exactement comme une vue aérienne, dans la même visite et avec la même navigation, en JPEG, PNG, TIFF ou AVIF.

La visite mixte est même le cas courant : les vues du ciel racontent le site, quelques panoramas au sol montrent l’accueil ou un hébergement type. Et quand la carte satellite ne convient pas, le plan interactif accepte l’image de votre choix.

Ce que nous ne faisons pas, c’est la 3D reconstruite : ni maillage, ni dollhouse, ni mesures.

La recette client se passe dans la visite

Entre la livraison des fichiers et la mise en ligne, il y a toujours ce moment : le directeur du camping veut déplacer un point d’intérêt, le greenkeeper conteste l’ordre de deux trous, et tout cela circule en captures d’écran annotées dans un fil de courriels.

C’est l’autre lecture de la visioconférence 360 de CloudPano : elle excelle quand il faut faire visiter en direct à un prospect qui n’est pas là. L’Atelier de Moorea répond à l’autre moitié du problème, la recette asynchrone, celle qui se fait le dimanche soir sans rendez-vous commun.

Quand CloudPano suffit

Trois situations, précises, où la question ne se pose pas.

Votre marché est anglophone et votre sujet est l’intérieur immobilier ou automobile. Site, produit, formation, communauté : tout y est en anglais et tout y est mûr, et l’outillage a été construit pour ce cycle de vente. Si vos clients sont dans des murs, Matterport entre aussi dans la comparaison.

Votre argument de vente est la visite guidée à distance. Le chat vidéo 360 en direct n’a pas d’équivalent chez nous, et rien de ce que nous faisons ne le remplace.

Google Street View fait partie de la commande. Publier vers Street View est un produit chez eux ; chez nous, c’est un sujet d’exploration, pas une fonctionnalité.

En dehors de ces trois cas, la question redevient celle du modèle : voulez-vous porter l’hébergement de quinze clients, ou facturer votre vol et laisser chacun payer le sien ?

Voir le produit plutôt que nous croire

La page produit montre le lecteur en fonctionnement, et la grille tarifaire tient sur un écran : quatre plans, de 0 à 39 € HT par mois, sans facturation à l’audience ni date de péremption.

Si vous êtes télépilote, la page qui vous concerne détaille le montage complet, du devis à la livraison, et le guide des prix donne le détail des postes d’une visite aérienne.

Jean-Charles

Développeur et télépilote de drone. Construit Moorea au sein d’Elvn Studio.

Un lieu à montrer, vu du ciel ?

Le plan gratuit suffit pour publier une première visite et la montrer.